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Je suis francais d'origine marocaine, j'ai épousé une marocaine en 08/2008, puis le mariage a été transcrit en France le 09/05/2009. Au début tout se passait bien en apparence, je croyais tellement qu'il y avait un amour réciproque.
Tout à changé le jour où madame est arrivée en France (le 14/08/2009), là elle me dit qu'elle n'a jamais eu de sentiment pour moi, je ne savais plus comment réagir, au Maroc elle n'a pas voulu coucher avec moi, elle me disait préferer attendre que l'on vive ensemble en France, j'ai respecté son choix même si je ne partageais pas. Nous avons bien fait une céremonie pour célébrer le mariage au Maroc, mais ce soir là ma femme m'avait demandé de la laisser dormir seule car "elle était malade".
Arrivé en France, nous avons fait chambre à part dès le début (elle dans la chambre et moi dans le salon sur le canapé); le mariage n'a jamais été consommé, si j'osais m'approcher d'elle, elle me dit qu'elle ne pourrait pas le faire sans sentiment, après même me dit qu'elle pourrait porter plainte pour viol, donc j'ai laissé tomber. Après je voulais juste dormir avec elle dans la chambre, mais elle n'a jamais voulu, elle se mettait à me crier dessus si j'insistais, donc je regagnais le salon.
Je lui ai demandé à plusieurs reprises de divorcer si elle ne voulait pas de moi, mais elle n'a pas voulu, elle me faisait de chantage, elle se mettait à me crier dessus, à menacer de se suicider que de retourner au Maroc (je l'ai cru, donc je la laissais tranquille et je sortais souvent de l'appartement).
Elle me suppliait de l'aider à construire sa vie en France (avoir son titre de séjour, un travail) pour me quitter après.
Je lui expliquais qu'il fallait que l'on vive ensemble sous le même toit, pendant plusieurs années afin qu'elle puisse avoir son titre de séjour...Mais pour moi c'était invivable, j'essayais de lui montrer mes sentiments, que je n'étais pas son ennemi, je lui achétais ce qu'elle voulait...mais elle n'a pas changé d'avis sur moi...A côté, elle n'arrêtait pas de humilier, de m'insulter (elle me disait que je n'étais pas assez bien pour elle...Donc je lui disais de me quitter alors, là elle se mettait à me faire une scène et à me faire du chantage (me menacer de suicide). J'étais complétement perdu.J’étais dans une impasse, à la fin elle m’a même dit que : « si tu n’es pas content, dégage de l’appartement, c’est chez moi maintenant !!». Plus je la traitais avec respect, plus elle prenait cela pour de la faiblesse, et plus elle avait l'emprise sur moi...Après coup j’ai lâché prise, je ne m’attendais plus rien d’elle, je voulais juste qu’elle me laisse tranquille, j’étais prêt à tout. J'ai même couper les ponts avec ma famille à cause d'elle. Un soir je ne sais pas comment l'idée m'est venue, je lui ai dis de contacter une association de femmes victimes de violences conjugales (je vous le jure, je n'ai jamais levé la main sur elle, je ne suis pas comme ça), pour être aidé (elle pourra demander elle-même le divorce, avoir un logement, porter plainte contre moi et avoir son titre de séjour après), elle m'a répondu qu'elle avait déjà pensé à cela mais ne veut pas me faire souffrir, mais au fond de moi je souffrais déjà, j'étais prêt à aller en prison, j'avait tellement honte de vivre tout ça.
Au lieu de cela, elle m’a demandé de la laisser partir quelques jours à Paris pour rendre visite à sa famille, elle m’avait promis qu’elle allait changer après son retour, donc je lui ai payé ce voyage. En partant, elle a fermé la porte de la chambre à clé (c’était « son monde à elle », je n’avais pas le droit d’y entrer), je l’ai supplié de me laisser dormir dans la chambre et que je n’allais pas toucher à ses affaires, elle n’a pas voulu. Pendant son absence, je n’ai pas supporté de dormir encore sur le canapé, je me sentais étouffer, je ne méritais pas de vivre cette souffrance, j'ai cassé le modem avec Wifi.
A son retour le 25/10/2009, elle m’a littéralement sauté dessus, elle était totalement hystérique à cause du modem (j'ai mis à sa place un modem sans wifi), car elle avait pris l’habitude de discuter tous les soirs avec ses amis, sa famille sur internet dans la chambre jusqu’à très tard le soir. Elle a voulu en découdre avec moi, elle a commencé à me frapper, à me donner des coups de pied, à m’agripper au cou, à me gifler...en m’insultant et jetant mes vêtements par terre, j’ai été vraiment choqué par cette furie. Elle m’a dit « dégage, je ne veux plus voir ta gueule ! » ; je l’ai laissé me frapper pour qu’elle se calme, mais elle ne se calmait pas, toute la haine qu'elle avait pour moi a jailli ce soir là. Après plusieurs gifles de sa part, à la dernière gifle j’ai aussitôt répliqué ; elle m’a dit « tu as osé me frapper, espèce de PD !! » (c’est la première fois de ma vie que je frappe quelqu’un, je regrette profondément ce geste).
Au moment où je voulais partir et lui laisser TOUT, elle n’a pas voulu me laisser. Elle m’a ordonné de l'emmener voir la police, je l’ai emmené. Elle a voulu déposer plainte, l'agent de police lui a dit qu’il faut un certificat médical, après je l’ai emmené aux Urgences, après quelques heures d’attente, je suis retourné à l’appartement pour récupérer mes affaires, je comptais lui laissé tout après son retour. Quand je suis parti la revoir, elle était déjà prise en charge par l’équipe médicale, ils ne m’ont pas laissé la voir, j'étais sous le choc (ils m'ont traité comme un coupable et m'ont demandé de partir). Elle m’a appelé de l’intérieur, l’hôpital voulait lui payer une nuit d'hôtel. Je suis reparti à pied et j’ai erré toute la nuit en ville, je ne peux vous décrire mon état cette nuit là. A cause de ses coups, j'avais un bleu à la cuisse droite, des grifures au cou, et le torse rouge (mais bon c'est elle la victime, et moi le coupable...). L'histoire a commencé à tourner à l'envers dès cette nuit.
Le lendemain elle m’a appelé en me disant vient me chercher (elle était logé dans l’hôtel). Elle avait pris rendez-vous avec l’association pour femmes, je l’ai emmené moi-même voir cette association, j'étais totalement détruit, je ne savais pas ce que je faisais, je voulais arrêter ce cauchemar. Je lui ai demandé de rester dans l'appartement et moi je partirais, mais elle n'a pas voulu.
Après l’avoir déposé, j'ai totalement craqué. Le Samu est venu me chercher, j'étais hospitalisé d’office, en tout 2 mois à l'hôpital, j'étais en arrêt du travail pendant plus 6 mois. Actuellement, j' ai repris mon travail à mi-temps thérapeutique, j'ai eu une reconnaissance travailleur handicapé, mais cela ne passe pas bien au travail.
Elle a demandé le divorce elle-même auprès du Tribunal, l’audience de non-conciliation a eu lieu le 26/11/2009, et a porté plainte contre moi le 27/10/2009. J’étais condamné à lui payer une pension compensatoire de 400€ /mois, alors qu’il n’y a jamais eu de vrai mariage (elle me disait que jamais je ne serais son mari, il y'a juste un papier qui nous unit).
10 mois après, je lui paie toujours cette pension, elle a bloqué la procédure de divorce de son côté. Cela risque de durer des mois encore.
L’association l’a bien aidé et accompagné, surtout son avocate qui a fait une plaidoirie formidable contre moi, comme si j’étais le plus grand criminel du monde. Ce jour là (le 26/11/2009) j’étais en permission de sortie de l’hôpital, je n’étais pas bien, je n'ai pas dit un mot, j’ai failli m’évanouir devant eux mais j’ai tenu bon. Je ne sais pas comment une association peut détruire la vie de quelqu'un comme ça, et faire un travail à charge et très partiale.
Je voulais vous raconter cette histoire, elle a utilisé ma gentillesse pour arriver à ses fins, mais je ne pouvais pas faire autrement, j’avais peur de sa réaction si je la quittais.
Cette histoire est tellement injuste que c'est devenue insupportable.
J'ai essayé de tourner la page,je ne voulais rien faire, mon père me disait tout le temps "celui qui te fait du mal, toi tu lui fais du bien"
mais cette histoire a cassé beaucoup de choses en moi, je me sens très sale.
J’ai enfin porté plainte contre elle le 06/05/2010, pour violences et pour dénoncer ce mariage blanc mais depuis pas de nouvelles.
Elle est partie habiter dans une autre ville. Avant quand je pensais qu'elle était toujours dans la même ville, je ne sortais pas, je vivais cloîtré chez moi, j'avais peur de la croiser.
Merci d'avoir lu mon message. Je ne me supporte plus, je n'ai plus de dignité, plus de fierté…
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