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on lisant cet article j'avais les larmes aux yeux j'etais fiere de la soeur qui l'a ecrit et j'en suis fiere car il y a tjs des filles et des femmes musulmanes qui ne pouvent que me rendre encore plus fiere de ma religion de mon voile et de ce que je suis.. mai 14th, 2008 J’ai vingt cinq ans et je suis musulmane. Il ne se passe pas un jour où je ne lis, où je n’entends, où je ne vois une attaque manifeste ou insidieuse contre ma religion. Alors je pourrais faire comme certains, passer mon temps à m’excuser, à me justifier du choix que j’ai fait. Je pourrais mettre en avant l’islam Bisounours , faire plaisir à l’intégriste laïcarde Caroline Fourest en me déclarant musulmane républicaine ou encore musulmane laïque ou encore musulmane modérée . Je pourrais certes, mais je ne le ferais pas. Je suis musulmane, je porte le voile. Je le revendique non seulement comme un droit mais, et je dirai surtout, comme une liberté. J’ai tôt fait de réaliser dès 2003 que le vent avait tourné. J’aurai pu après cette campagne liberticide et anti musulmane à souhait, décider de retourner ma veste, de me distancier par rapport à tous ces musulmans dits fanatisés , dits extrémistes , dits tout bêtement islamistes . J’aurai pu commencer à me lancer dans des diatribes édulcorées arguant que le modernisme et l’islam ne sont pas incompatibles. Et de là, je me lancerai dans l’évocation d’un glorieux passé où se mêleront Averroès, l’héritage de la philosophie grecque et une ou deux théories mathématiques. Je déclamerai une ode à l’avancée historique des droits de la femme via l’application des nouvelles règles islamiques. Je pourrais passer de plateau télé en émission radio à larmoyer sur mon propre sort, à dire que je suis une gentille musulmane « moderne », pas du tout assimilée à ces barbus et femmes soumises, femmes humiliés , que d’ailleurs l’islam a besoin d’être réformé, et qu’en plus je ne me reconnais pas du tout dans cette vision archaïque et décalée de la foi. Mais non je ne m’excuserai pas d’être musulmane. Je suis fière d’être ce que je suis, je revendique mon appartenance à la dynamique islamique avec ces aspérités, ses droits, ses devoirs, sa pratique exigeante et qui m’apporte tant de satisfactions. Je suis toujours outrée de voir que l’on nomme le Prophéte Mohamed « Mahomet », comme si les neurones de tous ces médias d’élite ne pouvaient se souvenir du nom de celui que Lamartine évoquait en ces termes : « Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens, et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n’importe quel grand homme de l’histoire moderne à Mohamed |