Le TALMUD tire son nom du mot Lamud – ‘il a enseigné’, et signifie
« L’Enseignement ». Par métonymie, ce nom s’applique au livre qui
contient l’Enseignement, qui est appelé lui-même Talmud.
Quant à son origine, les Rabbins considèrent que Moïse en est le
premier auteur. Ils affirment qu’à côté de la loi écrite reçue par Moïse de Dieu lui-même sur le Mont Sinaï, sur des tables de pierres, appelées Torah
Schebiktab, Moïse aurait reçu également des interprétations de cette loi
divine, ou ‘loi orale’, appelée en hébreu Torah Shebeal Peh. Les juifs
disent que c’est la raison pour laquelle Moïse est resté si longtemps sur la montagne. En effet, Dieu (pas bête !) aurait eu suffisamment d’un jour pour lui refiler les tablettes !
Moïse aurait transmis cette loi (divine) orale à Josué ; Josué l’aurait enseignée à son tour aux soixante-dix Sages ; les soixante-dix Sages l’auraient transmise aux Prophètes, et les Prophètes à la Grande
Synagogue. On tient pour assuré (chez les juifs) qu’elle aurait été
transmise successivement par certains rabbins au cours des générations,
jusqu’à ce qu’il devînt impossible de la retenir oralement dans son
entièreté.
Quoi qu’il en soit de cette histoire des rabbins, il est bien connu qu’en
Palestine existaient, avant la naissance du Christ, des écoles dans
lesquelles la littérature sacrée était enseignée. Les commentaires des
Docteurs de la Loi étaient notés sur des parchemins, des sommaires
étaient rédigés, en guise d’aide-mémoire, et ces listes et premiers commentaires, une fois colligés, formèrent les prémisses du Talmud juif.
Au second siècle après JC, le Rabbin Jehuda, lequel, en raison de la
sainteté de sa vie, fut appelé Le Saint ou le Prince, réalisant que la qualité
de l’enseignement doctrinal des juifs baissait, que leur loi orale se perdait, et que le peuple juif était en train d’être dispersé, fut le premier à envisager des moyens et des méthodes permettant de restaurer et de
préserver leur loi orale.
Il collecta toutes les listes aide-mémoire et tous
les manuscrits et il en fit un livre qui fut appelé le Sepher Mischnaioth,
Mischnaioth étant le pluriel du mot ‘Mischnah’, qui signifie ‘seconde’, c’est-à-
dire « seconde loi ». En grec, ce terme se traduit par Deuterosis, d’où le
Deutéronome.
Il divisa ce livre en six parties, et chaque partie fut divisée
en un grand nombre de chapitres. Nous les examinerons plus tard.
La Mischnah représente le fondement et la principale partie de l’ensemble du Talmud. Ce livre a été accepté par les juifs partout, et ils y virent leur authentique code juridique. Il fut enseigné et glosé dans leurs
académies en Babylonie (Irak actuel, lieu d’exil des juifs) – à Sura, à
Iumbaditha et à Nehardea – ainsi que dans leurs académies en Palestine –
à Tibériade, à Iamnia et à Lydda.
Comme les interprétations se
multipliaient avec le passage des siècles, les disputations et les arrêts des docteurs de la loi concernant la Mischnah furent colligés, et ces écrits
constituèrent un supplément au Talmud, appelé la Guemarah.
Ces deux parties (lois recensées + commentaires) sont si mêlées dans le corps du Talmud que la Mischnah est utilisé en premier, un peu à la manière d’un manuel juridique, puis on a recours à la Guemarah, qui fournit une analyse de différents avis sur une cause donnée, qui permettent d’aboutir à une décision arrêtée (c’est une sorte de jurisprudence).
Tous les préceptes de la Mischnah, toutefois,n’étaient pas pris en compte dans les discussions des différentes écoles judaïques. Ceux qui étaient tombés en désuétude en raison de la
destruction du Temple, et ceux dont l’observance n’était possible qu’en
Terre Sainte n’étaient généralement plus commentés. Leur explication
était laissée à la venue d’Elias et au retour du Messie. C’est pourquoi
certaines parties de la Mischnah n’ont pas de correspondant dans la Guemarah.
En interprétation la Mischnah du Rabbi Jehuda, les écoles (juridicoreligieuses)
de Palestine et de Babylonie suivirent chacune leur propre méthode, et c’est ainsi qu’elles contribuèrent à écrire au cours des siècles une Guemarah double (en deux versions) : la version de Jérusalem et la version de Babylone.
L’auteur de la version de Jérusalem était le Rabbin Jochanan, qui dirigea la synagogue de Jérusalem durant quatre-vingts ans. Il écrivit 39 chapitres de commentaires sur la Mischnah, qu’il termina de mettre au point en l’an 230 après JC.
La Guemarah de Babylone, en revanche, n’a jamais été compilée par qui que ce soit. Le Rabbin Aschi commença a y travailler en 327, et il y contribua pendant soixante ans. Il fut suivi par le Rabbin Maremar, aux environs de 427. Elle fut complétée par le Rabbin Abina aux environs de l’an 500. La Ghemarah de Babylone comporte trente-six chapitres d’interprétations.
Cette double Guemarah, s’ajoutant à la Mischnah, compose ainsi un double Talmud :
la version de Jérusalem est peu utilisée, en raison de sa brièveté et de son obscurité ; c’est la version babylonienne qui est tenue en très haute estime par les juifs, de tout temps.
Durant environ cinq siècles après la rédaction du Talmud de Babylone,l’étude de la littérature fut grandement remise en cause en partie en raison des calamités publiques et en partie en raison de dissensions entre les juristes Mais au onzième siècle, d’autres auteurs
écrivirent de nouveaux suppléments au Talmud.
Parmi ceux-ci, nous mentionnerons en raison de leur importance, les Tosephoth du Rabbi Ascher. Parallèlement apparurent le Perush du Rabbin Moische ben
Maimon, appelés par les juifs Rambam (c’est une abréviation de son
nom), par les chrétiens Maïmonide et par le Rabbi Schelomo, Iarchi ou
Raschi.
Ainsi, la Mischna, la Guemara, les Tosephoth, les notes en marge du
Rabbi Ascher, les Piske Tosephoth et le Perusch (ce mot hébreu signifie
‘livre’) Hamischnaioth de Maimonide, réunis en un seul volume,
constituent une vaste oeuvre appelée le Talmud.
concerne les graines. Il traite de semences, de fruits, d’herbes, d’arbres ; de l’usage public et domestique des fruits, des différentes graines (semences), en bref, d’horticulture.
Chacune de ces six parties, que les juifs appellent les « Schishah
Sedarim – ce qui signifie « six ordres » ou « six ordonnancements » - est
divisée en livres, appelés Massiktoth, ces livres se divisant eux-mêmes en
chapitres, ou Perakim.
Ce que les Chrétiens ont pu penser du Talmud est amplement démontré par de nombreux édits et décrets publiés à son sujet, par lesquels les magistrats suprêmes de l’Eglise et de l’Etat le proscrivirent à de nombreuses reprises, condamnant ce Second Traité de la Loi juive aux flammes.
En 553, l’Empereur Justinien interdit la diffusion des livres du Talmud
dans l’ensemble de l’Empire Romain. Au 13ème siècle, les Papes Grégoire
IX et Innocent IV condamnèrent le Talmud pour contenir toutes sortes de
blasphèmes contre la vérité chrétienne. Ils ordonnèrent que le livre soit
brûlé car ils l’accusaient de « répandre toutes sortes d’hérésies horribles ».
Plus tard, le Talmud fut condamné par de nombreux autres Pontifes romains : Jules III, Paul IV, Pie IV, Grégoire XIII, Clément VIII, Alexandre VII, Bénédict XIV et d’autres, qui publièrent de nouveaux Index des Livres Interdits, conformément aux dispositions des Pères du Concile de Trente,et c’est encore le cas à notre époque (dix-neuvième siècle).
Au début du XVIème siècle, lorsque la paix de l’Eglise fut perturbée
par de nouvelles religions (le protestantisme), les juifs commencèrent à
distribuer le Talmud ouvertement, grandement aidés par l’art
nouvellement apparu de l’imprimerie. La première édition du Talmud
complet, contenant tous ses blasphèmes contre la religion chrétienne, fut
publiée à Venise en 1520.
Vers la fin du XVIème et le début du XVIIème siècles, lorsque de
nombreux hommes célèbres entreprirent d’étudier très sérieusement le
Talmud, les juifs, craignant pour eux-mêmes, commencèrent à en
expurger les chapitres. Ainsi le Talmud publié à Bâle en 1578 a été
censuré en de nombreux passages.
Lors d’un Synode de l’Eglise, réuni en Pologne en 1631, les rabbins
d’Allemagne et de nombreux autres pays déclarèrent que rien de ce qui
pourrait vexer les Chrétiens et causer la persécution d’Israël (par
contrecoup) ne devrait être imprimé. C’est pour cette raison que les
ouvrages juifs publiés par la suite sont très incomplets.
Les rabbins expliquent de mémoire ce que ces informations manquantes signifiaient,
bien qu’ils possèdent encore les ouvrages originaux, plus anciens et
complets, auxquels il est extrêmement rare que les Chrétiens aient accès.
Néanmoins, des livres juifs furent publiés, plus tard, avec très peu de
mutilations, en Hollande, où les juifs expulsés d’Espagne furent bien
accueillis. Le Talmud publié en Hollande en 1644-1648 est presque
similaire à la version vénitienne.
Le dernier truc inventé pour tromper les censeurs fut l’introduction du
mot haiah (« était ») dans certains endroits du texte, afin d’indiquer où se
trouvaient les passages censurés. Mais, ce faisant, ils ne faisaient que
nettoyer l’extérieur de la tasse.
Car, en maints passages, ils ne peuvent
s’empêcher de montrer ce qu’ils veulent cacher, en utilisant des mots
comme « gam attah » (‘encore maintenant’ ; pour indiquer que cette loi est encore en vigueur) ; et « aphilu bazzeman hazzeh » (‘même jusqu’à ce jour’ ; indiquant que « cette loi tient toujours »), et autres ficelles du même acabit.
Nous devons ajouter quelques remarques encore, au sujet du livre des juifs très connu, appelé le Zohar. D’après certains rabbins, Moïse,après avoir été instruit de l’interprétation de la loi sur le Mont Sinaï, ne transmit pas cette information à Joshua ni aux Sages, mais à Aaron,Aaron la transmit à Eleazar et ainsi de suite, jusqu’à ce que ces enseignements oraux aient été mis par écrit sous la forme d’un livre
appelé le Zohar, qui tire son nom du verbe zehar, « briller ». Il s’agit en
effet d’une illustration des livres de Moïse, commentaire du Pentateuque.
On a dit que l’auteur en était le Rabbi Schimeon ben Jochai, un disciple du Rabbi Akibha qui, cinquante ans après la destruction du Temple, mourut en martyr aux environ de l’an 120 après JC, lors de la guerre menée par l’empereur Hadrien contre les juifs.
Toutefois, les noms d’hommes qui ont vécu bien des siècles plus tard apparaissant dans ce livre, et étant donné que ni Rambam (le Rabbin Mosche ben Nachman) ni le Rabbin Ascher, qui sont morts aux environs de l’an 1248, ne le
mentionnent, il est vraisemblable que ceux qui affirment que le Zohar
serait apparu à la fin du treizième siècle sont plus près de la réalité. Cela
est d’autant plus vraisemblable qu’environ à la même époque est apparu
un livre similaire quant au contenu et au style proche de la manière
chaldéenne.
Tu t'es beaucoup investit et c'est un travail fastdieux que tu as mene, je ne vais pas tout commenter, il y as queques deficiences qui ne sont pas vraiment importantes.
Par contre Le Zohar, livre de splendeur, ou la cabale si tu preferes n'as absolument pas ete ecrit par Rabbi Moche de Leon, lui l'as simplement redecouvert et publie, si tu te renseigne tu verras qu'il ne l'a pas signe, la premiee edition et une des versions de la Cabale, au 14 ieme siecle.
Le Zohar etait deja present en Israel bien avant , il est cite dans les ecritsplus de mille ans auparavant !
Les Esseneens, secte "mystique" , dans la religion juive ,les seuls mystiques etant les cabalistes, c'est chez eux d'ailleurs que Yechou se fit baptise.
LA Cabale est bien plus vieille, David deja connaissait , c'est ur de parler d'une religion sans en connaitre la langue , hein ?
Mais ne te decourages pas, chez nous ,meme ceux qui la comprennent se prennent la tete avec les memes sujets que toi , donc il n'y as pas de honte .
salam alikoum
machaallah je suis vrement d'accord avec toi chip
sache que les juifs et les chretiens croyaient que les traditions verbales avaient
la meme autorité que les texte écrite.
mais les protestant parmis les chretiens,les sadducéens parmis les juifs rejetérent entierment la tradition.c'est une preuve que la tradition orale de moise(saw) est perdu.salam alikoum
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