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Comme dans ses deux albums solo, Diaspora et Halim, Natacha Atlas et sa musique sur scène brillent de mille feux : C'est qu'elle en est fière, d'être arabe d'origine.. Alors elle nous montre à foison cetet culture, cette vie exaltée, ces sons inspirés par un Orient mystérieux, précieu et antique. Comme Salomé donne un à un ses charmes, Natacha Atlas dévoile les émotions que porte sa voix de plus en plus noue, altière, regardant des sommets dignes d'une reine de nos corps emplis, touchés de son aura, d'un bien-être extatique. En cette première journée du festival de la Route du Rock, elle abandonnait à Placebo et Eels le rez-de-chaussée, atteignant le ciel de ses doigts. Avant cela, elle laissa quelques mots à POPTime.
D'après vous, la musique arabe peut-elle toucher un public européen?
Il est très important pour moi que les gens, ici en Europe, ouvrent leur coeur à cette musique de diverses origines. C'est le cas en France, mais en Angleterre, le succès est plus facile avec Transglobal Underground : les anglais sont difficiles quant aux langues qu'ils ne comprennent pas. J'aimerais beaucoup pouvoir toucher le public arabe : bien sûr, comme moi, beaucoup de personnes en Europe ont des origines doubles ou triples et la musique européenne ne représente pas toute la société : ce que je chante, c'est surtout pour représenter cette identité-là, mais aussi pour les gens du moyen-orient, d'Afrique du nord, qui veulent entendre une musique fraîche et nouvelle.
Les textes mystiques, religieux, c'est pour vous rapprocher du public moyen-oriental?
En fait, j'essaie de m'exprimer, d'exprimer mes sentiments quant à la religion, et ces thèmes-là touchent aussi des arabes. Je ressens la culture arabe, elle transpire de moi, inévitablement. J'ai de la famille en Egypte. C'est pour moi un véritable lien de ressource pour moi, loin de mon groupe et de Transglobal Underground.
Malgré cet aspect traditionnel, vous utilisez beaucoup de nouvelles techniques et semblez perméable aux influences techno.
Je ne suis pas du tout fan de techno core. Je trouve par contre la complexité des rythmes drum'n'bass très intéressante. L'espace de création y est bien plus large. Les artistes qui remixent mes titres sont de plus en plus choisis par moi : j'ai davantage de pratique et de connaissances sur le sujet, un peu plus d'idées personnelles, mais les maisons de disques proposent aussi des remixes. Pour Amulet, j'ai choisi personnellement le Aywah mix alors que le 16B productions, je ne l'avais pas entendu avant qu'il figure sur le disque!
Après Halim, quels vont être vos projets?
Nous sommes en train d'enregistrer le nouvel album de Transglobal Underground : deux titres ont été enregistrés. Peut-être sera-t-il fini pour la fin de l'année. J'ai participé aussi au projet de David Arnold sur les musiques de James Bond : c'était un challenge pour moi que de chanter en anglais.
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