De son vrai nom Saâdia Bediaf, épouse Mohamed Benkhedda, Cheikha Rimitti est née le 8 mai 1923 à Bouni, un douar situé dans les Monts du Tessalah, près de Sidi Bel Abbès. Après une enfance pauvre et une jeunesse dispersée, orpheline, elle ira se réfugier dans la région de Relizane et se lancera non sans difficultés dans la chanson. Plus tard elle s'abritera derrière le nom de Rimitti El Ghìlizania.
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Pour cette ancienne danseuse émérite, tout avait commencé dans les mariages, les fêtes paysannes, les Ouadale et Zerdate comme celles de Sidi Abed, près de Oued Rhiou. Jouant du bendir et dansant jusqu'à l'aube en échange de quelques sous, elle a mené la vie nomade des troupes de musiciens qu'elle suivait dans les galas noctumes durant des années.
Cette fidèle adepte de Sidi Abdelkader ElDjilani enregistre son premier disque chez Pathé en 1936 mais c'est seulement en 1950 qu'elle gagne une réelle popularité avec son titre provocateur Charak, guetaâ (Déchire, lacère) dénonçant le culte de la virginité. Depuis, sa notoriété n'a fait que grandir et enregistre des centaines de chansons.