Dispersées de chaque côté de la route qui mène à la frontière algérienne ; les ruines de Ammaedara sont ,l'entrée du village d'HaÏdra (900 m d'altitude).
Difficilement accessible le site reste encore en dehors des circuits touristiques traditionnels, et c'est individuellement que les passionnés d'archéologie pourront organiser cette excursion. Par les transports en commun, il faudra se rendre à Kalaa Khasba en autocar depuis Kas:" serine ou Le Kef; puis affréter un louage ou un taxi afin de parcourir les 18 km restants (conserver le véhicule pour le retour, bien évidemment...).
Ville de garnison sous Auguste, Ammaedara abrita une colonie de vétérans à la fin du 1er siècle av. J.-C. On la retrouva ensuite ville épiscopale au IIIe siècle avant d'être transformée en citadelle par les Byzantins; elle conservera son caractère défensif au-delà même de la conauête musulmane.
En arrivant de Kalaa Khasba, on s'arrêtera à la hauteur de l'arc de triomphe; la voie romaine que l'on suivra pour la visite longe la route actuelle, il sera donc aisé de retrouver le taxi à la sortie du site, au niveau de la citadelle byzantine.
L'arc de triomphe de Septime-Sévère est bien conservé; il est daté de 195 par une inscription sculptée.
Au sud-est de l'arc de triomphe, les restes d'une basilique sont visibles parmi la nécropole: les mosaïques qu'on y a découvertes sont désormais exposées au musée du Bardo, à Tunis.
A 300 mètres au sud, les deux étages d'un mausolée ont bien résisté au temps; l'étage supérieur, à colonnes, supporte toujours Un fronton qui devait abriter des statues.
Le théâtre, situé de l'autre côté de la route, a lui, par contre, bien mal supporté les années; on ne devine plus sa structure que par un examen attentif de ses fondations.
On se dirigera ensuite vers l'édifice a auges, baptisé ainsi en raison des bacs de pierre qui y sont encore visibles. Seules des suppositions ont amené les archéologues à penser que cet édifice pouvait être un centre de collecte des impôts ou tout simplement un entrepôt pour le grain.
En continuant vers l'ouest, on a reconnu le capitole dans les soubassements qui jouxtent une place à portiques; juste à droite de celle-ci, on devine l'emplacement du marché, identifié grâce aux cellules qui entourent une esplanade.
Vous terminerez votre visite par la citadelle, qui se dresse de l'autre côté de la route. Construite sous Justinien, elle s'étend sur 200 m de long et 100 de large, et reste encore imposante.
N.B article consultable à partir du site : http://www.voyagetunisie.org/haidra.html
Vos commentaires ou autres infos sur la ville de haidra
Commentaire de [Dr Ahmed JDEY] ajouté le 2007-03-29 à
17:07:22
Hommes saints et religiosité à Haidra.
L'espace de Haidra, comme centre urbain et région, anciennement peuplés, est riche en hommes saints et en pratiques religieuses; paganisme, christianisme et Islam en sont les principales manifestations bien qu'inégales à travars l'Histoire; aujourd'hui, plusieurs points-repères sont considérés des espaces de religiosité où demeurent les restes de certains hommes saints; rapports société et sainteté prouvent la richesse de cet espace: Sidi Ali Bin Brahim, Sidi Amor Jdey, Sidi Sultan Bin Khlifa, Sidi Assida, Sidi Boudour; les distances qui les séparent sont très réduites: en moyenne 15-20 km; enracinés sur un fonds socio-tribal, ils sont encore vivants dans l'imaginaire collectif local : Ouled Brahim, Jdeyet, Assaydiya, Ouled El Haj, El Gnazza ...une petite encyclopédie de ces Awliya Allah Assalihin encore présents d'une certaine manière à Haidra est demandée.
Commentaire de [Dr Ahmed JDEY] ajouté le 2007-03-29 à
16:45:08
Faisant l'objet de plusieurs fouilles archéologiques et d'un certain nombre de publications scientifiques, Haidra attend encore une véritable encyclopédie de son histoire générale; un tel projet nécessite le concours de toutes les bonnes initiatives, personnelles ou publiques, tunisiennes ou étrangères; en effet, toutes les sciences de l'homme et de la société trouvent leur grande place dans l'élaboration d'une production hautement scientifique sur Haidra; l'apport des géographes, archéologues, historiens, urbanistes, historiens de l'art, économistes et sociologues, entre autres, ne peut qu'être déterminant et fécond; par ailleurs, pour donner à la ville sa pesanteur historique et permettre à ses visiteurs, profanes ou spécialistes, touristes ou non, certaines activités locales seront les bienvenues : restauration, librairie, kiosque de cartes postales et de brochures relatives à la ville, certains produits artisanaux locaux, manifestations musicales et artistiques, conférences annuelles, tables rondes, visites guidées, etc... Un jumelage avec une autre ville de la méditerranée est souhaitable; un travail de groupe sur la faune et la flore de la région est plus qu'utile; une bibliothèque locale riche et enrichie de titres relatifs à la ville et sa région est très recommandée surtout que Haidra compte plusieurs élèves, étudiants et enseignants ; comme nous le constatons, le champ et les perspectives de développement intégral de Haidra, ville et région, sont variés et n'attendent que les bonnes âmes.
Commentaire de [Dr Ahmed Jdey] ajouté le 2006-05-31 à
18:45:28
Je suis natif de Haidra; je me réjouis de sa place sur votre site; elle mérite plus de développement intégral; en tant qu'anthropologue, historien et universitaire, elle a besoin d'un centre d'études archéologiques et historiques: elle chargée d'histoire .